
En Moselle, sur la friche sidérurgique d’Uckange, des plantes sont aujourd’hui utilisées pour dépolluer des sols fortement contaminés. Cette approche, appelée phytoremédiation, constitue une alternative écologique aux méthodes de dépollution classiques, souvent lourdes et coûteuses.
Ces travaux font l’objet d’un article publié dans The Conversation, écrit par Sonia Henry, enseignante-chercheuse à l’IUT Thionville-Yutz (Université de Lorraine), rattachée au Laboratoire Sols et Environnement (LSE – UMR 1120 Université de Lorraine / INRAe).
Dans cet article, Sonia Henry explique comment certaines plantes peuvent extraire, stabiliser ou dégrader des polluants présents dans les sols, notamment des métaux lourds et des hydrocarbures issus de l’activité industrielle. À Uckange, cette recherche est menée en conditions réelles, sur le parc U4, ancien site sidérurgique aujourd’hui classé, devenu un véritable laboratoire à ciel ouvert.
Le projet est porté en partenariat avecThionville Fensch Agglomération, l’Université de Lorraine, l’INRAE, le GISFI et plusieurs acteurs scientifiques et territoriaux. Différentes associations de plantes y sont testées afin d’évaluer leur efficacité sur la dépollution, mais aussi leurs effets sur la qualité des sols, la biodiversité et le stockage du carbone.
Au-delà de la recherche, ces travaux s’inscrivent dans les enjeux de transition écologique et de requalification des friches industrielles, en lien direct avec les enseignements et les formations portés à l’IUT Thionville-Yutz.